mercredi 8 septembre 2010

Voyage à Ségou

Malgré la pluie du matin, nous décidons de partir en car à Ségou vers 13h, vendredi. Il s'arrête vite de pleuvoir.Ouf, sinon j'aurais été trempée. Les cars ont du quitter la France il y a plus de dix ans... Les sièges sont vraiment tout foutus, les amortisseurs aussi d'ailleurs ! Pleins de trous dans le toit, les cables pendent de partout (surement ceux de l'ancienne clim). Quand le car est à l'arrêt au péage, c'est l'horreur, il fait méga chaud. Les trous sur la grande route du Mali (le grand axe principal quand même) me secouent dans tous les sens. C'est parti pour 4h de voyage !! Je dors une heure ou deux, alors ça va. Ne pensons pas au retour, chaque chose en son temps.

Ségou est une petite ville, rien à voir avec tout ce que j'ai déjà vu. C'est agréable. On dort dans un dortoir (où nous sommes seuls) de la mission catholique. Le matin, je me fais réveiller par les cloches (entre nous, plus agréable que l'appel à la prière).

Visite de l'atelier bogolan (tissus en coton tissé sur place et teint puis décoré avec de l'argile du niger, des feuilles, des écorces... selon les couleurs). On fait notre petit mouchoir. C'est chouette. En attendant qu'il sèche, on part dans la boutique. Je craque pour des foulards...
Visite du village des potiers à 45 minutes en pirogue. Vraiment sympa la pirogue, c'est calme, on navigue à raz de l'eau... Ca m'a bien plu ! C'est le jour de la cuisson des poteries. Le village est en fumée. Les poteries sont installées dans de gros tas d'herbes, séchées ou fraiches, qui sont ensuite brulés. Pas de four.
Visite du vieux Ségou. On prend une moto-taxi pour y arriver. C'est une moto avec une remorque (ou presque).

Le lundi matin, pluie ! Alors pas de marché. C'est vraiment dommage de rater ça. On rentre sur Bamako dans l'après midi, sans pluie. Mais les villages traversés sont inondés, ça fait mal au coeur. Et puis, le chauffeur roule assez vite, même dans les immenses marres. Enfin, on arrive sain et sauf. Un peu mal au dos et à l'estomac (les odeurs de pot d'échappement deviennent insupportables, sans parler de la musique qui nous hurle dans les oreilles, et les poules qui n'en peuvent plus d'être accrochées par les pattes, couchées dans l'allée centrale).


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